Un ticket pour l'Opéra



L'opéra semble souvent un monde peuplé de fureur et de bruits où d'énormes voix font trembler les vitres sur fond de paysages exotiques et infernaux traversés de monstres mythiques. De grands barbus très baraqués et des filles à très fortes poitrines semblent y agoniser sans fin, portés par les roulements de tambours, le claquement des cymbales et des petites mélodies qui montent au ciel. Avec la série thématique Un ticket pour l'Opéra concoctée par votre docteur des oreilles, nous allons tenter d'aborder ce monde fabuleux et peut-être bien de stationner quelque temps au septième ciel...

Pour preuve le Salomé (1905) de Richard Strauss dont le livret en allemand de Hedwig Lachmann repose sur un texte d'Oscar Wilde censuré en Angleterre lors de sa sortie. Si les allemands acueillent la première sans problème à Dresde en 1905, il faudra attendre 27 ans avant que le Metropolitan Opera de New York accepte de le jouer. Le genre est souvent pavé de mauvaises intentions... et Salomé opéra en un acte (dont on reparlera prochainement en détail) atteind des sommets dans le sexe et le sang.

Franz van Stuck, Salomé (1906) 115,5 × 62,5 cm

Gardons bien à l'esprit que cet art comprend le chant, la musique, l'écriture et le théatre avec ce que cela demande de décors et de mise en scène. Et avant de nous intéresser aux voix, regardons un instant le jeu de scène de Catherine Malfitano dans l'un des plus fameux streap-tease du monde de l'opéra.

Voici donc pour ouvrir cette nouvelle thématique La danse des 7 voiles tiré du Salomé de Richard Strauss. Filmé à Berlin en 1990 avec Catherine Malfitano dans le rôle de Salomé.





Et toujours Catherine Malfitano, 7 ans plus tard - encore plus sensuelle - au Royal Opera Covent Garden de Londre dans une mise en scène de Luc Bondy avec le Royal Opera House Orchest dirigé par Christoph Von Dohnanyi.



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